Santéalp dévoile sa vision de l'immobilier de santé Invités par Le Figaro TV pour évoquer leur vision de l'immobilier de santé, Alexandre Baillard et Lionel Angelloz Nicoud, cofondateurs de Santéalp, sont revenus sur le modèle qu'ils ont développé pour répondre à l'urgence des déserts médicaux.
Face à l'urgence des déserts médicaux et aux objectifs gouvernementaux de doubler le nombre de maisons de santé d'ici 2027, Santéalp, acteur de l'immobilier de santé en Auvergne-Rhône-Alpes, déploie une véritable "troisième voie". Entre le service public pur et l'exercice libéral isolé, ses fondateurs entendent développer un modèle hybride, agile et patrimonial.
Le chiffre est tombé comme un couperet lors des dernières annonces gouvernementales : chaque Français doit pouvoir accéder à une structure de soins à moins de 30 minutes de son domicile d'ici 2027. Pour les élus locaux, l'équation est complexe. Comment attirer des praticiens qui ne veulent plus travailler seuls, sans pour autant grever le budget municipal ? C'est ici qu'intervient Santéalp.
L'acteur du "milieu"
Créée en 2021, la marque Santéalp est née d'un constat de terrain. D'un côté, des maires désemparés face aux départs en retraite de leurs médecins ; de l'autre, des praticiens de la nouvelle génération qui privilégient le cadre de vie et la synergie de groupe.
« Nous avons identifié un chaînon manquant, » explique Alexandre Baillard, cofondateur. « D'un côté, il y a des élus qui veulent sauver leur offre de soins, et de l'autre, des soignants qui veulent exercer dans des locaux adaptés à leurs activités mais ne sont pas des promoteurs immobiliers. Santéalp est l'acteur au milieu qui porte le risque technique et financier. »
Le succès est au rendez-vous : 80 % des praticiens installés dans les centres Santéalp ne sont pas issus de la commune d'implantation. Un chiffre qui prouve que l'outil immobilier, s'il est bien pensé, devient un levier d'attractivité territoriale majeur.
Un modèle hybride : le "zéro reste à charge" pour la collectivité
Contrairement aux Maisons de Santé Pluridisciplinaires (MSP) classiques, souvent portées par les deniers publics, Santéalp propose un montage privé-public vertueux. La collectivité participe à la recherche de site, et en contrepartie, Santéalp livre un bâtiment de pointe avec l'opportunité, si besoin, de rétrocéder des surfaces à la mairie.
« C'est un modèle gagnant-gagnant, » précise Lionel Angelloz Nicoud, cofondateur. « La commune récupère souvent des murs en dation, ce qui lui permet de proposer des loyers modérés pour accueillir des "médecins juniors", tout en laissant Santéalp gérer la complexité de la construction et l'installation des professionnels de santé. »
Du curatif au préventif : une vision holistique
Dans ces pôles de nouvelle génération, l'architecture est au service de l'usage. Domotique, gestion des flux, et surtout, mixité des services. On y trouve des cabinets de médecine générale, mais aussi des pôles bien-être et des équipements de pointe comme des piscines de rééducation.
« On ne construit pas des murs figés, mais des outils de travail modulables, » soulignent les deux dirigeants. Cette modularité permet d'intégrer des services satellites comme des micro-crèches, un atout de poids pour séduire les jeunes praticiens. « La crèche, c'était un besoin au hasard au début, c'est quasiment devenu un impératif. Pour un chirurgien-dentiste ou un personnel de laboratoire, la question de la garde d'enfants est un frein à l'installation que nous levons. »
Une opportunité patrimoniale pour les investisseurs
Si 80 % des surfaces sont acquises par les praticiens eux-mêmes — qui sécurisent ainsi leur outil de travail et leur retraite — Santéalp ouvre systématiquement 10 à 15 % de ses surfaces à des investisseurs tiers.
Pour ces derniers, l'argument de taille est la résilience. Investir dans l'immobilier de santé avec Santéalp, c'est s'assurer un actif refuge, déconnecté des cycles immobiliers classiques. « Nos règlements de copropriété verrouillent la destination des lieux, » avance Lionel Angelloz Nicoud. « Que ce soit dans 15 ou 20 ans, le bâtiment sera toujours dédié à la santé, garantissant ainsi la pérennité et la valeur du patrimoine. »
Cap sur le national et ouverture de capital
Après avoir consolidé ses bases en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les zones de montagne, Santéalp voit désormais plus grand. Des projets sont déjà à l'étude en Île-de-France, en Aquitaine et dans le Grand Est.
Mais pour passer du statut de leader régional à celui de géant national, la structure doit changer d'échelle. Les fondateurs ne s'en cachent pas : une réflexion sur l'ouverture de capital est en cours.
« Notre concept est mûr, installé et rentable, » conclut Alexandre Baillard. « Pour accélérer ce maillage national et répondre à l'urgence de l'offre de soins, nous sommes prêts à ouvrir notre porte à des partenaires financiers, banquiers, institutionnels ou fonds de développement qui veulent donner du sens à leur investissement. »
À l'heure où l'accès aux soins devient le premier critère de choix de vie des Français, Santéalp semble avoir trouvé la panacée : soigner les territoires tout en sécurisant le patrimoine de ceux qui les font vivre.